On voit ici que toutes les assertions sont bonnes pour imposer l’anglo-américain comme langue mondiale au seul bénéfice du monde anglo-saxon. Car utiliser l’anglais dans l’ensemble du processus économique constitue une avantage financier considérable à l’heure où la Grande-Bretagne, par exemple, a décidé de renoncer à rendre obligatoire l’apprentissage des langues étrangères.
Les peuples européens doivent s’unir contre cette colonisation linguistique, ce bilinguisme forcé et inégalitaire, qui s’accompagne toujours de reniements et d’un déclassement social et culturel.
Une langue qui ne sait plus exprimer le monde moderne, l'intelligence, la science, l'avant-garde, l'avenir en somme, est une langue qui disparaît.
N’en déplaise aux promoteurs du « tout-à-l’anglais », la langue n’est pas un vecteur neutre de communication mais l’expression de visions propres du monde.
« I will not speak French on the school grounds.
I will not speak French on the school grounds.
I will not speak French...
I will not speak French...
I will not speak French...
Hé ! Ils sont pas bêtes, ces salauds.
Après mille fois, ça commence à pénétrer
Dans n'importe quel esprit.
Ça fait mal; ça fait honte.
(…)
Faut pas qu'ils aient besoin d'écrire ça
Parce qu'il faut pas qu'ils parlent français du tout.
Ça laisse voir qu'on est rien que des Cadiens.
Don't mind us, we're just poor coonasses,
Basse classe, faut cacher ça.
Faut dépasser ça.
Faut parler en anglais
Comme de bons Américains(3). »
La diversité linguistique, c’est la véritable ouverture au monde et aux autres. C’est écouter l’âme d’un peuple que de lui permettre d’exprimer son destin dans sa langue.
Marc Favre d’Échallens est administrateur de Défense de la langue française et secrétaire de l’Académie de la Carpette anglaise.
(1) « Le président de la République m'a donné comme mission de faire de la France une nation bilingue. » (Xavier Darcos, 11/09/2007)
(2) « Or, il y a une chose, je ne sais pas si c’est dit, mais pour moi un des points très importants, c’est la langue. (...) Je préfèrerais par exemple qu’on ait un débat sur la langue, l’utilisation de la langue française, y compris dans l’entreprise où l’abus de l’anglais est, à mon avis, à signaler et à dénoncer. » (CANAL+, 02/12/2009)
(3) Extrait de « Je suis cadien » de Jean Arceneaux, poète louisianais.
Comentários
Submeter um novo comentário